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L’ère des vieilles bandes vidéo
pleines de parasites est révolue. La meilleure solution
pour immortaliser ses souvenirs de famille et autres films est
de les transférer sur CD ou DVD. Une fois le support
et le format choisis, l’opération est assez simple.
Nombreux
sont ceux qui collectionnent des films immortalisant fêtes
de famille, premiers pas de bébé, voyages, etc.
Il y a encore peu de temps, ces vidéos ne pouvaient être
enregistrées que sur des supports analogiques (VHS, Bêta,
etc.) qui présentent l'inconvénient de se dégrader
non seulement au fil des lectures mais également avec
le temps. Comme pour les disques vinyles, la solution pour éviter
que ses impérissables souvenirs ne se dégradent
est de les numériser.
Quel support utiliser ?
Si vous souhaitez lire vos films au format numérique
aussi bien sur un ordinateur que sur un lecteur de salon, vous
avez essentiellement le choix entre les supports CD-R et DVD-R/+R
- non réinscriptibles (c'est-à-dire sur lesquels
il n'est possible d'écrire qu'une seule fois). Les supports
réinscriptibles (ou réenregistrables) - CD-RW,
DVD-RW/+RW et DVD-RAM - conviennent au stockage temporaire ou
aux tests de créations.
Pour
préserver définitivement ses vidéos, mieux
vaut se limiter à l'emploi de disques non réenregistrables
afin d'accroître longévité et fiabilité
et disposer d'une meilleure compatibilité avec les lecteurs
d'ordinateurs ou de salon.
La
seule justification de l'emploi de CD-R plutôt que de
DVD+R est d'ordre économique. Les lecteurs et supports
CD-R/RW sont en effet moins coûteux que leurs équivalents
DVD, mais c'est leur seul avantage. Quant au format, vous avez
le choix entre VCD (Vidéo-CD, compression MPeg-1) lisible
sur la plupart des lecteurs DVD de salon qui offre une heure
de vidéo par support, ou SVCD (compression MPeg-2), de
meilleure qualité mais incompatible avec certains décodeurs
et qui ne contient qu'une demi-heure de vidéo. D'autres
formats tel que le XVCD sont totalement incompatibles avec les
décodeurs de salon.
Le
format VCD dont la résolution est de 352x240 pixels par
image se montre suffisant pour la duplication des formats vidéo
250 lignes (VHS, ou 8 mm par exemple). Mais si vous partez d'un
support comportant un plus grand nombre de lignes (SVHS, Hi8,
etc.), vous perdrez en qualité à moins d'utiliser
du SVCD (576x480 pixels par image).
Nous
recommandons fortement de choisir le support DVD qui évite
les problèmes de résolution et de compatibilité.
De façon pratique, les DVD-R/+R peuvent être lus
par tous les lecteurs d'ordinateur ou de salon commercialisés
ces deux dernières années. Quant à leur
résolution de 720x576 pixels, elle est suffisante pour
faire face à tous les formats de vidéo domestique.
Certes cette solution est plus coûteuse, mais ne sommes-nous
pas en train de parler de souvenirs inestimables ?
Quid de l'acquisition ?
L'acquisition viéo, étape préalable à
toute conversion.
Une fois le format de stockage numérique choisi, vient
alors l'acquisition c'est-à-dire la copie de la vidéo
d'origine sur le disque dur de votre ordinateur. Pour cette
opération, vous avez le choix entre trois solutions :
-
Un boîtier externe compatible USB tel que le VideOh d'Adaptec,
l'USB Instant DVD 2.0 d'ADS, ou le Studio MovieBox USB de Pinnacle
Systems,
- Une carte d'acquisition vidéo telle que la TV Wonder
Pro d'ATI ou la PCTV Pro de Pinnacle Systems,
- Une combinaison carte graphique/carte d'acquisition vidéo
telle que l'e-GeForce FX 5600 Ultra d'eVGA.com, la Personal
Cinema card de Nvidia, ou la All-In-Wonder d'ATI.
Leur
coût varie dans un rapport de 1 à 8. De nombreux
produits comportent en effet un tuner qui permet de visualiser
et d'enregistrer les émissions de TV. Le choix mérite
donc réflexion.
Notez
l'importance de la présence d'une entrée S-Video,
essentielle à l'obtention de bons résultats. Le
transfert via un tel connecteur donne en effet pratiquement
toujours de meilleurs résultats qu'effectué via
des prises RCA - vidéo composite (jaune) et stéréo
audio (blanc et rouge). En conséquence, si vous n'avez
pas de magnétoscope avec sortie S-Vidéo, c'est
le moment d'en acheter un.
Examinez
également de près la place disponible sur votre
disque dur. Lors de l'acquisition, le format VCD nécessite
700 Mo par heure de vidéo et le SVCD, le double ; quant
au DVD, il requiert de l'ordre de 5 Go par heure. En tenant
compte de la phase d'édition, visez 10 Go pour des traitements
sur CD et 20, dans le cas de DVD. En outre, gardez à
l'esprit qu'en édition vidéo, vous n'aurez jamais
assez de place sur disque, ni suffisamment de mémoire
vive et que votre ordinateur ne sera pas suffisamment performant
! N'hésitez donc pas le cas échéant à
étoffer votre configuration.
Quelle résolution choisir ?
Lors d'un transfert de vidéo sur ordinateur, la règle
de base est d'utiliser une résolution au moins égale
à celle du média d'origine. Il est par ailleurs
préférable de ne pas choisir un débit inférieur
à 25 images par seconde, qui correspond aux normes PAL
et SECAM. La meilleure solution consiste à sélectionner
lors de l'acquisition, une résolution égale à
celle du format de sortie (VCD, SVCD ou DVD) ; sinon votre logiciel
consacrera beaucoup de temps à des opérations
d'ajustement entre résolutions d'entrée et de
sortie. Ne procédez jamais à l'acquisition d'un
signal brut lorsque vous n'êtes pas certain de la résolution
ou du type de compression que vous souhaitez utiliser en sortie.
Les fichiers correspondants sont très volumineux et de
toute façon il vous faudra en compresser le contenu ultérieurement.
Heureusement,
la plupart des logiciels simplifient ce problème en proposant
une acquisition au choix pour VCD, SVCD ou DVD. Toutefois, en
cas de besoin, le tableau ci-dessous récapitule les formats
de bandes les plus courants ainsi que les résolutions
correspondantes.
| Format |
Nombre
de lignes |
Sortie
possible |
| VHS
et VHS-C |
240 |
VCD,
S-VCD, DVD |
| Betamax
et Betamax Hi-Fi |
240 |
S-VCD,
DVD |
Édition et gravure
Une fois la phase d'acquisition terminée, vous voudrez
certainement éditer le fichier obtenu sur disque dur,
ne serait-ce que pour éliminer les parasites de début
et de fin d'enregistrement, ajouter des titres, de la musique,
etc. Si vous disposez de plusieurs enregistrements vidéo
sur le même disque, vous souhaiterez peut-être créer
une page de menu (surtout dans le cas des DVD). Il vous faudra
ensuite bien entendu graver le résultat obtenu.
Toutes
ces opérations requièrent l'emploi du logiciel
qui vous a probablement été fourni avec votre
graveur. Si vous n'en avez pas ou souhaitez disposer d'un outil
plus complet, sachez qu'il en existe plusieurs d'un coût
raisonnable : MyDVD d'Adaptec, NeoDVD de Mediostream, PowerProducer
2.0 de Powerquest, Videowave (Movie Creator ou Power Edition)
de Roxio, DVD Workshop de Ulead, etc. Quant aux suites logicielles
Nero 6.0 Ultra Edition de Ahead Software et Easy CD Creator
de Roxio, elles incluent également un programme de création
de films.
L'opération
de gravure se réduit généralement à
placer le support dans l'unité appropriée, puis
à choisir l'option Graver ou Créer du logiciel.
Elle mérite toutefois quelques suggestions:
Si vous venez d'acquérir votre équipement ou essayez
une nouvelle technique (éclater un film sur deux ou plusieurs
disques, par exemple), mieux vaut procéder au préalable
à des tests sur support réinscriptible.
Sauvegardez votre film sur disque dur sous une forme structurée,
c'est-à-dire compressée et formatée, en
appliquant des conventions strictes de dénomination des
fichiers et dossiers. Comme la compression se fait lors de la
sauvegarde initiale, vous gagnerez du temps ultérieurement
lorsque vous graverez plusieurs copies de votre création.
Vous pourrez même éditer le résultat obtenu
avec de nombreux logiciels (pour une compatibilité maximale,
utilisez le format VR - Vidéo Recording).
Lorsque vous jugez que votre film est dans son état définitif,
vous pouvez le sauvegarder sous forme d'image ISO qui sera gravée
plus rapidement par n'importe quelle application de gravure
ou de création. De façon surprenante, nous n'avons
pas encore trouvé de programme d'édition directe
de telles images. Certains logiciels, tel Nero Image Drive,
en permettent néanmoins la visualisation en lecture seulement
et l'extraction sur disque dur.
Pour plus de renseignements vous pouvez visiter :
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